arrivée
ARRIVEE
12h45. Un CD en haute Corrèze : trois matons sont là : on me fait sortir du camion et aussitôt entrer dans une petite cellule à droite de la fouille ; les clefs claquent dans la serrure ... ça ne va pas être la fête, je le sens ! 15 à 30 minutes plus tard, on me retire les pincettes et les entraves et la porte se referme sur ce placard de 1m50. Je ne peux même pas allonger les jambes qui sont pourtant douloureuses. Un temps interminable passe... je ne sais plus qu'elle heure il peut être ... attendre encore et toujours ... Mais ma décision est prise : ne rien dire : c'est la seule punition que je puisse leur faire car je sais que les bleus ne sont pas loin ...ça va être chaud mais quand et comment?
Quelle heure est il ? 13 h peut être 14h, je suis dans ce placard depuis combien de temps ? 2h ? plus ?...Le ventre toujours vide depuis ce matin et je n'ai même pas droit à un peu d'eau...
Je sais par expérience que je ne vais pas avoir de choix ,on ne va pas m'en laisser .
Un bruit de clefs suivi d'une porte qui claque me tirent de mes pensées haineuses.
Un gradé suivit de deux matons arrivent devant la grille de ma cellule d'attente : le brocard est petit, au regard teigneux et noir ; les surveillants qui l' accompagnent (deux blonds qu'on pourrait prendre pour deux frères) sont plus jeunes ( la trentaine environ).petit détail : .le plus âgé des deux me semble plus cool que son jumeau !!!